Bounce-in-Blue promoteur de seniors en Temps Partagé sur le territoire du Val d'oise
Bounce-in-Blue promoteur de seniors en Temps Partagé sur le territoire du Val d’oise

Cadres Seniors : Un gisement de croissance pour demain

Laurent Klein

Président et cofondateur chez Bounce-in-Blue

Le recul de l’âge de départ à la retraite est inévitable !

Encore faudrait-il que cela soit possible pour les salariés en seconde partie de carrière, souvent discriminés en raison de leur âge. Et pourtant si on prépare bien cette nouvelle donne des retraites il pourrait être une véritable opportunité de croissance pour les PME, PMI, ETI et Startups.

Le gouvernement s’apprête à engager une nouvelle réforme du système des retraites qui prévoit entre autres d’inciter les Français à travailler plus, et plus longtemps.

Or seuls 30 % des 60-64 ans travaillent en France, contre 42 % en moyenne dans l’Union européenne,

Il paraît donc légitime de laisser la possibilité à ceux qui le souhaitent de prolonger leur vie active, mais il est ENCORE PLUS IMPORTANT de le rendre possible. Sur ce point particulier, nous savons tous que le maintien ou le retour à l’emploi des salariés les plus expérimentés s’avère particulièrement difficile, et que la proportion de chômeurs de longue durée reste nettement supérieure chez les plus âgés par rapport au reste de la population active française.

Trop âgé à 45 ans ?

De nombreux salariés s’entendent dire, de plus en plus tôt, qu’ils trop âgés de plus en plus tôt. C’est pourquoi nombre d’entre eux se demandent s’il y ont encore un avenir professionnel après 45 ans. Un sentiment qui s’avère, hélas, largement fondé. Dans  un rapport sur « les seniors, l’emploi et la retraite » publié en octobre dernier que je vous invite à consulter (https://www.strategie.gouv.fr/publications/seniors-lemploi-retraite), France Stratégie souligne combien les représentations négatives à l’égard des seniors sont plus fortes dans notre pays qu’à l’étranger.

De fait, aujourd’hui l’âge est devenu un frein à l’emploi en raison d’a priori largement répandus parmi les employeurs, les recruteurs ou encore chez les salariés eux-mêmes. Passé cinquante ans, voire dans certains métiers, quarante ans ou même trente ans, les employés seraient réputés « insuffisamment réactifs », « peu adapté aux nouvelles technologies », « moins motivés », « moins performants ».

Ces croyances liées à l’âge sont une nouvelle forme d’ostracisme: l’âgisme. Cela est d’autant plus grave qu’il est cautionné par une grande partie de notre société. Autant tout le monde conçoit qu’il est ridicule et insupportable de dire qu’une femme serait moins capable de travailler qu’un homme, autant personne ne s’offusque qu’une personne soit jugée moins efficace parce que trop âgée. Les 60 dernières années ont vu l’espérance de vie augmenter (pb du financement des retraites) et nous sommes tous conscient qu’un personne à 60-64 ans aujourd’hui est en aussi bonne santé et est aussi efficace que des personnes de 50-54 ans il y a 60 ans. Nous continuons a véhiculer de vieux  schémas (l’âgisme) alors que notre société à profondément évoluée. Il est temps de faire une sérieuse mise à jour.

Mettre à jour notre logiciel

Au moment où le gouvernement s’apprête à ouvrir le dossier ô combien crucial des retraites, je pense, plus que jamais, qu’il est essentiel de ne pas ignorer les difficultés, bien réelles, du maintien et du retour à l’emploi des salariés les plus âgés. Il est indispensable de lutter à nouveau contre l’âgisme qui reste, hélas aussi pesant qu’hier, dans le monde du travail. Peu importe la forme. Hier c’était le combat pour l’égalité des femmes (pas encore terminé, loin s’en faut, aujourd’hui, le nouveau combat, c’est le maintien dans l’emploi des seniors.

L’important est que le gouvernement (et les syndicats?) prenne fortement la parole sur ce sujet.

A ce stade je privilégie et recommande les pistes suivantes :

–      Préparer un bilan d’étape pour anticiper la suite de la carrière des seniors

–      Investir dans des formations spécifiques pour permettre à cette population de conserver toute son employabilité, son agilité et son adaptabilité.

–      Privilégier les nouvelles formes de travail telles que le télétravail.

–      Favoriser le Travail en Temps Partagé afin de permettre à nos seniors de venir accompagner nos petite entreprises et nos startups grâce à leurs compétences et leurs soft-skills.

En tant que chef d’entreprise engagé, implanté dans le Val d’Oise sur le territoire de Cergy, (un des plus grands bassins économique européen), je suis régulièrement concerné par des seniors en difficulté en particulier mais également par l’emploi en général.

Je crois que nous disposons, avec les seniors, d’un gisement extraordinaire de compétences que je vais m’efforcer de promouvoir auprès de nos TPE, PME, ETI, Associations et Startups sur le Val d’Oise, grâce au Travail en Temps Partagé. Demain, les Seniors seront l’OR de nos entreprises.

C’est également la raison pour laquelle je me suis engagé tout récemment au sein du club Face de Cergy. Et je les remercie de m’avoir si gentiment ouvert les portes.

Et très prochainement, j’aurais le plaisir de vous parler de Bounce-in-Blue, entreprise engagée (ESS) pour accompagner les seniors à retrouver une activité salariée grâce au Travail en Temps Partagé dont la mission sera de

Et vous, qu’en pensez-vous ? Recommanderiez-vous d’autres pistes ?

Amis, chefs d’entreprises, quels sont ceux d’entre vous qui seraient prêts à engager un senior en Temps Partagé ?

J’attends vos remarques et vos avis.